– Bilan lectures mars 2020 –

Bonjour,

Je vous retrouve aujourd’hui pour le bilan de mes lectures de mars 2020 : j’ai lu 5 livres le mois dernier, dont 3 très beaux coups de coeur.

C’est parti !

Expériences de mort imiminente, Perceptions d’une vie après la mort de Bernard Baudouin

Apparue au milieu des années 1970, l’expression  » expérience de mort imminente  » (EMI) est élevée depuis au rang de véritable phénomène par toutes les personnes, s’intéressant aux  » états de conscience modifiés « .

Mais aborder le thème de la mort. qui plus est imminente, n’est pas chose aisée, tant le mot à lui seul fait écho à des préoccupations très personnelles et intimes chez chacun d’entre nous… Grâce à cet ouvrage, rédigé par un spécialiste, vous pourrez franchir cette première barrière, érigée par notre instinct de conservation, et aborder un domaine qui, le plus souvent, nous est totalement étranger.

Au long de ces pages, vous partagerez avec ces rescapés un étrange voyage, d’étonnantes visions, de curieuses rencontres, la sortie de leur corps, l’entrée dans une lumière irradiante, comme autant d’expériences nouvelles et déterminantes. Et par la force de cette aventure, la puissance de ce qu’elle a remué chez eux, par les évidences qu’elle a imposée, comme certaines de leurs anciennes certitudes out été balayées.

Une lecture éclairante sur un sujet qui me passionne et m’intrigue depuis de nombreuses années, un sujet pour lequel j’ai peut-être encore plus de « connexion » ces derniers temps… Cet ouvrage se lit très vite et très facilement. Il est accès sur la théorie des EMI (ou NDE en américain) et est ponctué de quelques paragraphes de témoignages. N’étant pas novice sur le sujet, je n’ai pas appris grand chose si ce n’est de la trame générale et de ses variantes d’une telle expérience mystérieuse.

Bernard Baudouin, écrivain, travaille depuis de longues années sur les mouvements de la pensée. Il a écrit de nombreux articles et ouvrages concernant la spiritualité et les religions. Il est également l’auteur de « Pour ne plus avoir peur de la mort », « La Mort dévoilée », « Les Etres de lumière »…. Il est, aux éditions De Vecchi, le créateur de la collection Spiritualités du monde, religions, mystères et traditions.

La Nuit de feu d’Eric-Emmanuel Schmitt

« Je suis né deux fois, une fois à Lyon en 1960, une fois dans le Sahara en 1989. »
Une nuit peut changer une vie.
À vingt-huit ans, Éric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée à pied dans le Sahara en 1989. Parti athée, il en reviendra croyant, dix jours plus tard.
Loin de ses repères, il découvre une vie réduite à la simplicité, noue des liens avec les Touareg. Mais il va se perdre dans les immenses étendues du Hoggar pendant une trentaine d heures, sans rien à boire ou à manger, ignorant où il est et si on le retrouvera. Cette nuit-là, sous les étoiles si proches, alors qu il s’attend à frissonner d’angoisse, une force immense fond sur lui, le rassure, l’éclaire et le conseille.
Cette nuit de feu, ainsi que Pascal nommait sa nuit mystique, va le changer à jamais. Qu’est-il arrivé ? Qu’ a-t-il entendu ? Que faire d’une irruption aussi brutale et surprenante quand on est un philosophe athée ?

Dans ce livre où l’aventure se double d’un immense voyage intérieur, Éric-Emmanuel Schmitt nous dévoile pour la première fois son intimité spirituelle et sentimentale, montrant comment sa vie entière, d’homme autant que d’écrivain, découle de cet instant miraculeux.

J’ai pris un immense plaisir à lire ce roman. Un réel coup de coeur. Le genre de livre qui te transforme un peu quand tu le refermes, tu vois le genre ? Je crois que nous sommes beaucoup à envier l’auteur et à rêver d’expérimenter un jours dans notre petite vie cette nuit de feu…

Ueno Park de Antoine Dole

Huit adolescents. Huit voix. Ils ne se connaissent pas mais ont en commun de rejeter les codes traditionnels de la société japonaise. Tous laissent entrevoir un furieux besoin d’imposer leur trace dans ce monde. A Ueno Park, ils vont se trouver réunis pour Hanami, le spectacle de l’éclosion des cerisiers.

Voici un petit roman young adult qui m’a conquis, encore un joli coup de coeur, et Dieu sait que je ne m’y attendais pas du tout.

Que d’émotions et de choses à comprendre sur la société japonaise dans ce court mais intense roman d’Antoine Dole!
Le Japon a un dicton pour le moins explicite : « Le clou qui dépasse appelle le marteau ». Antoine Dole met en scène huit clous qui souffrent ou ont souffert, qui ne marchent pas dans les traces standardisées. Chaque voix, fille ou garçon, se raconte et explique son mal être, sa colère, sa résignation aussi parfois.

Je suis conquise par l’écriture d’Antoine Dole, c’est la première fois que je le lis. Il arrive à pénétrer l’âme de ses jeunes héros et à nous la dévoiler en pleine lumière, sous l’éclosion des cerisiers du parc Ueno qui donne son nom au titre. C’est un des endroits préférés des Tokyoïtes pour célébrer O-hanami, la contemplation des sakura (cerisiers) en floraison. Chacune à sa façon, les huit histoires tirent de cette fête traditionnelle et extrêmement prisée, un message, une philosophie de vie, le courage d’affronter les épreuves et de vivre le moment présent avec conviction et douceur.

Une sacrée mamie (tome 1) de Yoshichi Shimada & Shaburo Ishihawa

« Une sacrée mamie » est tiré d’un roman autobiographique de Shimada Youshichi vendu à plus de 4 millions d’exemplaires et adapté en série télévisée et au cinéma.

1958, Hiroshima. Akihiro est un jeune garçon turbulent qui vit avec sa mère et son frère. A cette époque au Japon, il est difficile pour une jeune femme d’élever seule ses fils. Ainsi, le jeune Akihiro est confié du jour au lendemain à sa grand-mère qui habite dans la petite ville de Saiga. Tout d’abord triste de quitter sa famille et un peu effrayé de vivre seul avec une vieille femme à la campagne, Akihiro doit néanmoins apprendre à s’adapter et à aimer sa nouvelle existence avec une super mamie débrouillarde.

Voici belle lurette que je n’avais pas lu un manga. Je découvre cette série avec le tome 1. J’ai bien apprécié cette lecture où la « sacrée mamie » en question donnera des leçons de vie pleines de philosophie et d’humour à son petit fils rendant ainsi la vie agréable en apprenant à se contenter de l’essentiel. C’est donc bien un éloge de la vie simple qui est ici à l’honneur, et ça ne fait pas de mal dans une époque et une société où la surconsommation semble être la seule règle en vigueur.

Lire ! de Bernard & Cécile Pivot

Bernard Pivot, lecteur professionnel, et sa fille Cécile, ardente lectrice amateur, confrontent leurs raisons, plaisirs et manières de lire, leur usage des livres, dans des textes très personnels, joliment illustrés, où le public des librairies et des bibliothèques retrouvera ses émotions, et celui qui n’ose pas en pousser les portes découvrira stimulations et conseils.

Mon Dieu que j’ai adoré cette lecture ! Le voilà le troisième coup de coeur du mois.

Lire !
Quelle magnifique exclamation !
Un petit mot et un signe de ponctuation.
C’est peu, mais c’est beaucoup.

Je me suis régalée de la qualité de l’objet en lui-même, de la beauté des illustrations comme de l’intelligence des textes. J’ai aimé comparer mes rituels de lecture, mes choix à ceux des auteurs. Mais surtout, j’ai aimé ce délicieux éloge des écrivains, des livres, des bibliophiles et de la lecture. Les photographies et illustrations variées qui ponctuent le livre en font un réel objet d’art, des images toujours à propos d’ailleurs.

Si vous être un fervent amoureux des livres et si, de surcroît l’émission littéraire « Apostrophe » est de votre génération, nul doute que vous saurez apprécier ce bel ouvrage à sa juste valeur.

C’en est terminé pour ce bilan mensuel.

Qu’avez-vous lu de beau au mois de mars de votre côté ?

Je vous dis à bientôt, en attendant, je vous souhaite de belles lectures.

Fanny

Une réflexion sur “– Bilan lectures mars 2020 –

  1. Merci pour avoir partagé tes coups de coeur, je les note. Je suis de la génération Pivot et je me rappelle très bien son émission phare « Apostrophes ». J’ai conne aussi Polack et son « Droit de réponse » où les intervenants s’invectivaient dans la fumée des cigarettes et où Pollack essayaient de ramener l’ordre. De la vraie télé sans filtre qui n’a plus rien à voir avec celle d’aujourd’hui où même le mot con est censuré par un bip sonore ! pfffft ! …
    Moi j’au lu en mars « L’ homme qui pleure de rire » de Beigbeder, j’adore, un coup de coeur aussi. « Deux soeurs » de David Foenkinos, j’ai beaucoup aimé aussi, j’aime sa façon d’écrire. « Soif » d’Amélie Nothom, j’ai moins aimé. « Plus tard je serai un enfant » d’Eric Emmanuel Schmitt, un coup de coeur aussi. Décidément cet auteur rallie de nombreux suffrages, je le note.
    Bon bé voilà. J’espère que le confinement va permettre à de nombreuses personnes de découvrir ou de redécouvrir les joies immenses de la lecture qui permet de voyager sans sortir de chez soi. Aucun risque donc sauf celui de devenir addict ( hi hi !).
    Bisous de Tantou.

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