Journée de la femme : 5 romans de femmes à l’honneur !

Bonjour,

 

En ce 8 mars 2017, je tiens à souhaiter une belle journée à toutes les femmes du monde entier.

J’ai voulu mettre à l’honneur la gente féminine et vous conseiller 5 lectures sur les femmes : écrits par des femmes, parlant des femmes, ces 5 romans viennent d’univers très différents et nous éclairent chacun sur une problématique féminine.

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1) Le compte à rebours de la maternité : 89 mois, Caroline Michel

« J’ai trente-trois ans, ça y est. A quarante ans et des poussières, mon corps sera hors jeu. Il me reste donc sept grosses années pour faire un enfant, soit quatre-vingt-neuf mois. Un chiffre minuscule. A peine deux mille sept cent jours. Que peut-on faire en deux mille sept cents jours ? Rien. J’en ai déjà mis cinq à construire trois meubles Ikea. »

Jeanne, célibataire, contrôleuse de train sur la ligne Paris-Auxerre, n’a qu’une obsession : devenir maman avant que le temps la rattrape. Elle a fait une croix sur le couple, il lui faut simplement un géniteur. Sa décision ne fait pas l’unanimité auprès de ses amis, et, même si parfois elle doute, elle est déterminée à suivre son cycle, à provoquer les rencontres, à boire des potions magiques et à lever les jambes en l’air après chaque rapport, sait-on jamais.

Avec ce premier roman empreint d’humour et de tendresse, Caroline Michel offre un portrait de femme d’aujourd’hui jubilatoire te émouvant, tout en posant la question du choix personnel dans une société conventionnelle.

 

2) Les traditions africaines : Une si longue lettre, Mariama Bâ

Une si longue lettre est une oeuvre majeure, pour ce qu’elle dit de la condition des femmes. Au coeur de ce roman, la lettre que l’une d’elle, Ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage.

Elle y évoque leurs souvenirs heureux d’étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les Indépendances. Mais elle rappelle aussi les mariages forcés, l’absence de droits des femmes. Et tandis que sa belle-famille vient prestement rependre les affaires du défunt, Ramatoulaye évoque alors avec douleur le jour où son mari prit une seconde épouse, plus jeune, ruinant vingt-cinq années de vie commune et d’amour.

La Sénégalaise Mariama Bâ est la première romancière africaine à décrire avec une telle lumière la place faite aux femmes dans sa société.

 

3) L’amour d’une mère face au fanatisme religieux : Jamais sans ma fille, Betty Mahmoody

3 août 1984… Dans l’avion qui l’emmène à Téhéran avec son mari, d’origine iranienne, et sa fille, pour quinze jours de vacances, Betty a le sentiment d’avoir commis une erreur irréparable…

Quelques jours plus tard, son existence bascule dans le cauchemar. Le verdict tombe : ‘Tu ne quitteras jamais l’Iran ! Tu y resteras jusqu’à ta mort. » En proie au pouvoir insondable du fanatisme religieux, son mari se transforme en geôlier.

Elle n’a désormais qu’un objectif : rentrer chez elle, aux Etats-Unis, avec sa fille. Quitter ce pays déchiré par la guerre et les outrances archaïques : ce monde incohérent où la femme n’existe pas.

Pour reconquérir sa liberté, Betty mènera deux ans de lutte incessante. Humiliations, séquestration, chantage, violences physiques et morales. Rien ne lui sera épargné.

Aujourd’hui Betty Mahmoody vit quelque part en Amérique avec sa fille, sous un nom d’emprunt. Elle nous livre ici un document poignant, un récit qui dépasse l’entendement, un livre qui s’inscrira à jamais dans notre mémoire.

 

4) Les affres de la jalousie féminine : Vingt-quatre heures d’une femme sensible, Constance de Salm

Véritable petit bijou, ce roman épistolaire publié en 1824 se présente comme une variation sur la jalousie et ses affres.

Confrontée à l’image obsédante de son amant disparaissant dans la calèche d’une autre beauté au sortir de l’opéra, notre héroïne tente de comprendre et de calmer les mille émotions qui l’assaillent.

Au cours d’une nuit d’insomnie et d’une journée perdue à guetter un signe de celui qui, semble-t-il, vient de la trahir, elle ne trouve d’autre consolation que de lui écrire. quarante-quatre lettres pour dire vingt-quatre heures de fièvre, de doutes et de désespoir.

Cet unique roman de Constance de Salm bouleversera tous les amoureux de Stefen Zweig et de Marcelle Sauvageot. Poétesse te dramaturge, celle que l’on surnommait « la Muse de la raison » défendit ardemment la cause féminine et tint un brillant salon littéraire, où se côtoyèrent Alexandre Dumas, Paul-Louis Courier, Stendhal et Houdon.

 

5) L’expérience de la déportation : Une Jeunesse au temps de la Shoah, Simone Veil

Ce roman regroupe les quatre premiers chapitres d’Une Vie, l’autobiographie de Simone Veil, et couvre la période de 1927 à 1954.

Ce que Simone a vécu durant ces années – où elle passa d’une enfance protégée à l’horreur des camps de concentration, puis retourna à la « vie normale » – sans pouvoir partager son expérience avec ceux qui l’avaient connue, s’inscrit dans le nécessaire de voir de mémoire des jeunes générations. Source de réflexions, son sobre récit est également une leçon de courage et d’espoir.

 

 

Bonnes lectures !

 

 

A bientôt.

 

Fanny

2 réflexions sur “Journée de la femme : 5 romans de femmes à l’honneur !

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